Les résultats des grands groupes belges ont animé les révisions de rating et d'objectifs de cours, notamment les bons chiffres publies par AB Inbev, Elia, ArgenX ou Azelis. Du côté des déception, il faut toutefois citer Atenor et UCB.
Modifications de rating: Atenor (-), Elia (+), Jensen (-) et UCB (-)
Par Frédéric Lejoint
AB Inbev a vu sa cible relevée de 70 vers 72 euros chez Deutsche Bank, avec une note maintenue à "conserver". Cette révision est intervenue après la publication des chiffres pour le deuxième trimestre, marquée par une nouvelle progression des volumes. "Nous considérons ces résultats comme solides, dans un trimestre qui a bénéficié de la Coupe du Monde de Football". L'analyste souligne avoir apporté des modifications mineures à son modèle pour les exercice 2026 à 2028. "La deuxième partie de l'année pourrait être davantage impactée par la hausse des prix pour certaines matières premières, qui devrait être en partie compensée par des taux de change plus favorables".
AB Inbev a été maintenu à "conserver" chez Kepler Cheuvreux, avec une cible relevée de 69 vers 73 euros suite à la publication des chiffres pour le premier semestre. "La croissance organique a été portée par l'Amérique centrale et la Coupe du Monde. L'analyste pointe également la forte progression des flux de trésorerie durant les six premiers mois de l'année, qui devraient encore se renforcer durant le second semestre grâce à la baisse des dépenses marketing et des effets de change moins défavorables.
AB Inbev a été confirmé à "surperformer" chez RBC Capital Markets, la cible étant relevée de 85 vers 93 euros suite à la publication de résultats satisfaisants pour le deuxième trimestre. L'analyste souligne avoir intégré dans son modèle l'impact d'une croissance plus rapide des ventes et des bénéfices, ainsi que l'impact des taux de change.
Ageas a vu son objectif grimper de 73 vers 86,3 euros chez Berenberg, avec une recommandation maintenue à "acheter". Cette révision fait suite à la vente de la participation de 30,95% détenue dans une joint-venture en Malaysie pour 1,1 milliards d'euros, soit un excellent prix pour une division qui avait généré annuellement des flux de trésorerie de 20 millions d'euros durant les cinq dernières années. L'analyste évoque même une "création de valeur significative pour les actionnaires", qui va permettre au groupe d'améliorer sensiblement sa solvabilité. "Selon la direction, si le fruit de cette vente dans une nouvelle acquisition, un programme de rachat d'actions est envisageable".
ArgenX a été confirmé à "acheter" chez KBC Securities, qui a descendu son objectif de 900 vers 890 euros suite à la publication des résultats semestriels, et après avoir pris en compte la suppression du programme lié à l'orbitopathie thyroïdienne (TED), ainsi que la hausse attendue des ventes de Vyvgart en 2026 ainsi que l'ajout à son modèle de l'empasiprubart dans le traitement de la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC)."Les résultats de l'étude ALKIVIA (Vyvgart dans la myosite) durant les prochaines semaines pourraient être déterminant pour le développement de la plate-forme dans les maladies auto-immunes".
Atenor a vu sa note abaissée de "conserver" vers "réduire" chez KBC Securities, avec une cible lourdement abaissée de 3,2 vers 1,4 euro. Cette révision a été causée par la plus-value décevante réalisée sur la vente du projet immobilier Olympia. "Ceci nous a poussé à descendre la valorisation d'un autre projet (Lakeside 2) et d'adopter une approche plus prudente sur le secteur de l'immobilier de bureaux en Europe Centrale". La hausse des taux d'intérêt constitue un autre élément impactant négativement l'activité du groupe. "Le groupe doit continuer à vendre des actifs pour financer les emprunts arrivant à échéance".
Azelis a été confirmé à "conserver" chez Kepler Cheuvreux, qui a relevé son objectif de cours de 10,5 vers 12 euros suite à la publication des résultats pour les six premiers mois de 2026. L'analyste souligne avoir relevé ses attentes bénéficiaires suite au retour de la croissance et à la progression de la marge brute, "grâce à une politique de prix favorable et à un niveau de stocks optimal". Il s'attend à une relative normalisation des chiffres durant le reste de l'année, et indique rester "préoccupés par la performance des récentes acquisitions".
Bekaert a été maintenu à "conserver" chez Kepler Cheuvreux, la ciblre étant relevée de 37,5 vers 40,5 euros suite à la publication des résultats pour le premier semestre 2026. L'analyste souligne avoir apporté des modifications à son modèle de valorisation, afin notamment de prendre en compte les bonnes performances du pôle Speciality Business qui ont permis de compenser les faiblesses dans d'autres segments. "Cette évolution positive devra encore se confirmer avant que nous puissions devenir plus optimistes sur le dossier".
Bpost a été confirmé à "conserver" chez Degroof Petercam, avec une cible ajustée de 2 vers 1,8 euro suite à la publication de résultats inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre en raison d'un impact supérieur aux attentes des grâces sur le résultat. "Sur le marché américain, Radial continue de voir son chiffre d'affaires se réduire". Dans l'ensemble, l'analyste pointe un trimestre décevant qui a pesé sur la marge bénéficiaire. "Cette alerte sur résultat ne contribue à avoir confiance dans le processus de transformation en cours, et risque de remettre en question les objectifs financiers qui ont été fixés pour fin 2027".
Elia a été confirmé à "acheter" chez Jefferies, qui a toutefois descendu sa cible de 155 vers 152 euros suite à la publication des résultats pour le deuxième trimestre. Cette révision intègre essentiellement une légère baisse des attentes pour la filiale allemande 50Hertz. L'analyste souligne néanmoins qu' "Elia demeure l'opérateur de réseau réglementé affichant la croissance la plus rapide du secteur des services publics en Europe", avec une valorisation qui reste attractive par rapport au reste du secteur. L'analyste considère donc la faiblesse récente du cours comme une opportunité d'achat.
Elia a été relevé de "neutre" vers "acheter" chez UBS, avec une cible grimpant de 142 vers 147 euros. L'analyste estime que la baisse récente du titre ne se justifie pas, avec une recommandation positive qui se base sur l'important plan d'investissements prévu pour les prochaines années (32 milliards d'euros entre 2024 et 2028). "Nous pensons qu'il devrait déboucher sur une croissance du résultat par action de 12% par an durant la période allant de 2025 à 2030, soit un niveau nettement plus rapide que les concurrents. "Elia reste une opportunité d'investissement intéressante au niveau européen".
Jensen Group a été descendu d'"accumuler" vers "conserver" chez KBC Securities, avec un objectif fixé à 81,5 euros. Après la publication de résultats solides pour le premier semestre, l'analyste souligne que la direction s'est montrée prudente pour la deuxième partie de l'année en raison de l'incertitude économique croissante et d'une prise de commandes en baissé durant le deuxième trimestre. "Nous pensons que lepotentiel à long terme demeure intact grâce à la convergence de plusieurs initiatives stratégiques sur les marchés internationaux. Au cours des trois dernières années, le groupe a plus que doublé sa capacité de production mondiale, ce qui constitue une base solide pour les perspectives à long terme".
Lotus Bakeries a été confirmé à "conserver" chez Degroof Petercam, la cible étant relevée de 10900 vers 12000 euros suite à la publication des résultats pour le premier semestre. L'analyste souligne qu'il va relever de 5 à 7% ses attentes pour le résultat opérationnel. "Le biscuitier a poursuivi sa croissance impressionnante avec une progression organique des ventes tournant autour de 16 %, soit un niveau excédant largement nos attentes. Le groupe continue également d'investir massivement dans ses capacités de production pour alimenter sa croissance durant les prochaines années". L'analyste souligne toutefois que des hausses de coûts pourraient impacter les prochaines échéances trimestrielles, et que la valorisation du titre reste élevée.
Lotus Bakeries a été maintenu à "acheter" chez KBC Securities, la cible grimper de 12500 vers 13800 euros. "Le groupe a annoncé une très bonne performance au premier semestre, tirée par Lotus Biscoff et par Lotus Natural Foods, et ce en dépit d'un impact négatif des effets de change". La rentabilité a également fortement progressé encore plus rapidement que le chiffre d'affaires, avec des flux de trésorerie élevés qui ont permis une poursuite de la réduction de l'endettement".
UCB a été maintenu à "pondération en ligne" chez Barclays, avec une cible reculant toutefois lourdement de 300 vers 260 euros suite à la récente publication des résultats pour le deuxième trimestre. L'analyste souligne avoir été déçu par les chiffres de vente pour le Bimzelx, avec une érosion des prix plus rapide que prévu. "Cette tendance devrait encore s'accentuer durant le deuxième semestre, mais devrait déboucher à terme sur une position concurrentielle plus forte. La direction a d'ailleurs revu son objectif de chiffre d'affaires maximal de 4 vers 7 milliards d'euros pour ce médicament".
UCB a été relevé de "sous-performer" vers "conserver" chez Jefferies, avec un objectif grimpant de 212 vers 220 euros suite à la publication des résultats pour le deuxième trimestre. "Les chiffres ont mis en évidence des difficultés persistantes de tarification pour le Bimzelx (psoriasis), avec de nouvelles baisses de prix attendues pour le deuxième semestre", ce qui a provoqué la forte correction sur le titre durant les dernières séances. "Le rapport risque / rendement nous semble désormais plus équilibré, avec une valorisation qui est retombée vers 15 fois le bénéfice par action attendu pour 2027". L'objectif de ventes pour le Bimzelx s'établit à 6,7 milliards d'euros d'ici 2031.
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