Les modifications d'avis ont été peu nombreuses durant les dernières séances, ArgenX et Syensqo ayant continué de recevoir des révisions positives suite à la publication de leurs résultats pour le deuxième trimestre.
Modifications de rating: AB Inbev (-),
Par Frédéric Lejoint
AB Inbev a été descendu de "surpondérer" vers "pondération en ligne" chez Barclays, avec une cible ajustée de 95 vers 82 euros. L'analyste motive cette dégradation par trois arguments: une nouvelle taxation sur le marché brésilien qui risque de peser sur la croissance des volumes, une base de comparaison plus difficile en 2027 après une année 2026 dopée par la coupe du monde de football, et une valorisation devenue relativement élevée par rapport au reste du secteur. "L'équilibre entre le potentiel de hausse et le risque nous semble moins attractif".
AB Inbev a vu son objectif de cours grimper de 75 vers 81 euros chez Degroof Petercam, l'analyste confirmant au passage sa note "acheter" suite à la publication de résultats supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre. "Le brasseur a gagné des parts de marché sur la plupart des marchés où il opère et a confirmé ses perspectives pour le reste de 2026", indique l'analyste. Avec des volumes de vente en hausse et une génération soutenue pour les flux de trésorerie, l'analyste s'attend à une hausse des attentes du consensus.
ArgenX a été confirmé à "acheter" chez Guggenheim, avec un objectif grimpant de 1135 vers 1185 dollars (1040 euros) sur le certificat coté aux Etats-Unis. Cete révision fait suite à la publication des excellents chiffres pour le deuxième trimestre, avec des ventes en forte croissance dans toutes les régions, notamment dans des indications comme la myasthénie grave ou la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC). L'analyste souligne également s'attendre à la publication prochaine de données cliniques importantes, notamment les résultats préliminaires de phase 3 pour Vyvgart dans la myosite au troisième trimestre et pour l'empasiprubart dans la neuropathie motrice multifocale au quatrième trimestre.
ArgenX a été confirmé à "surperformance" chez RBC Capital, avec une cible grimpant de 945 vers 1025 dollars (900 euros) suite aux excellents résultats pour le deuxième trimestre, avec des ventes qui le Vyvgart qui ont dépassé la barre symbolique de 1,5 milliard de dollars. "Ce résultat s’explique par la forte demande organique dans les traitements de la myasthénie et du PIDC, les seringues préremplies (80% des nouveaux patients), l’extension récente de l’indication dans la myasthénie séronégative et un gain exceptionnel de 25 millions de dollars lié à une modification du modèle de distribution des grossistes au Japon". Il souligne que 2027 sera également une année importante pour les données cliniques, avec les résultats des essais de phase 3 dans le purpura thrombopénique immunologique au premier semestre 2027 et dans le syndrome de Sjögren au second semestre 2027.
Azelis a été maintenu à "conserver" chez Degroof Petercam, la cible étant relevée de 12 vers 14 euros suite à la publication de chiffres supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre, marqués par une belle progression pour la croissance organique. "Notre révision s'explique par la hausse des valorisations pour les principaux concurrents dans la distribution de produits chimiques". L'analyste souligne également que la direction a relevé ses attentes pour l'ensemble de l'année au niveau du résultat opérationnel, désormais attendu en progression pour l'exercice 2026. "La rareté provoquée par le conflit au Moyen-Orient a impacté positivement les prix et la marge brute, et nous percevons des signes d'amélioration de la demande". L'analyste indique que l'endettement élevé limite la capacité du groupe d'accélérer la croissance par de nouvelles acquisitions.
CMB.TECH a été repris à "acheter" chez le courtier scandinave SB1 Market, avec un objectif de cours fixé à 200 couronnes norvégiennes (18,2 euros). L'analyste apprécie le positionnement de la flotte vers des navires plus économes en énergies, qui répondront aux exigences environnementales plus strictes. En outre, il pointe une offre relativement limitée pour les vraquiers, avec des carnets de commandes relativement faible pour rajeunir une flotte mondiale vieillissantes. "Dans le même temps, la demande pour ces navires augmente, notamment pour assurer le transport des matières premières en provenance du Brésil, d'Australie ou d'Afrique". Enfin, il souligne également que le titre se négocie actuellement avec une décote importante par rapport à ses concurrents, "qui devrait diminuer à mesure que le groupe diminuera sa dette et augmentera ses versements aux actionnaires.
D'Ieteren a été maintenu à "acheter" chez ING, qui a toutefois fait reculer son objectif de 246 vers 237 euros avant la publication des chiffres trimestriels attendue pour le 9 août. L'analyste s'attend à des chiffres négatifs en provenance de la division automobile en raison des difficultés rencontrées par Volkswagen, tandis que les autres divisions (Belron, PHE et TVH) devraient se montrer plus résilients.
Fagron a été confirmé à "acheter" chez Berenberg, avec une cible relevée de 29 vers 31 euros suite à la publication de résultats trimestriels légèrement supérieurs aux attentes en dépit d'un net ralentissement de la croissance organique par rapport au premier semestre 2025. "La croissance a été affectée par des éléments temporaires qui devraient se dissiper. De manière plus rassurante, la direction a confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'année, ce qui laisse présager d'une accélération durant la deuxième partie de 2026". Et l'analyste pointe que la valorisation du titre se situe actuellement dans le bas de la moyenne des dix dernières années.
Kinepolis a été confirmé à "acheter" chez Degroof Petercam, la cible étant relevée de 44 vers 51 euros. L'analyste a mis à jour son modèle avant la publication des résultats pour le deuxième trimestre. L'analyste estime que la consolidation des activités d'Emagine devrait permettre au groupe de réaliser une année 2026 record en termes de fréquentation et de rentabilité opérationnelle. Il souligne également l'excellente discipline financière du groupe, qui détient la majorité de ses complexes cinématographiques (soi une économie estimée entre 35 vers 40 millions d'euros par an au niveau des flux de trésorerie), "ce qui permet de poursuivre le désendettement tout en réalisant de nouvelles acquisitions". Enfin, il pointe également le retour progressif des sorties de grands blockbusters vers leurs niveaux d'avant la crise sanitaire.
Syensqo a été confirmé à "acheter" chez Degroof Petercam, avec une cible relevée de 76 vers 84 euros suite à la publication des résultats pour le deuxième trimestre. L'analyste Frank Claassen souligne que les chiffres sont ressortis largement au-dessus de ses attentes pour le résultat opérationnel, grâce à une forte croissance des ventes dans la division Matériaux (polymères haute performance, matériaux composites, fibre de carbone) dont les principaux clients sont le secteur automobile, l'électronique et l'aérospatial. Le groupe en a profité pour relever ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice en cours. "Il s'agit d'une première étape pour restaurer la confiance des investisseurs, et nous attendons une révision à la hausse des attentes du consensus de marché". Enfin, il estime qu'une vente de la division Performance & Care enlèverait un obstacle important à des ratios de valorisation plus élevés pour le groupe de spécialités chimiques.
Syensqo a vu son objectif de cours propulsé de 63,5 vers 82 euros chez Berenberg, avec une recommandation maintenue à "conserver". L'analyste souligne que le redressement du cours depuis février s'explique par les mesures d'économies et par un environnement concurrentiel plus favorable. "Le redressement des marges dans les matériaux composites a permis une surprise positive au niveau du résultat opérationnel du deuxième trimestre. Cette amélioration se reflète désormais dans le cours".
Umicore a été confirmé à "acheter" chez Degroof Petercam, la cible étant relevée de 24 vers 28 euros suite à la publication des résultats pour le deuxième trimestre. "Le groupe a dépassé nos attentes dans toutes les divisions, avec pour conséquence un relèvement des objectifs de la direction pour l'année en cours". Il s'attend néanmoins à une deuxième partie d'année moins forte, après une première partie d'année soutenue par les prix exceptionnellement élevés pour certains matériaux comme le cobalt ou le germanium.
Ajouter un commentaire
Commentaires