La majorité des ajustements sur les objectifs de cours ont été négatives durant la semaine écoulée. L'alerte sur résultats de Colruyt a entraîné des réactions négatives sur les attentes des analystes, tandis qu'UCB et Syensqo ont été intégrés dans la liste des actions européennes préférées de Deutsche Bank.
Modification de rating: Agfa (+), Colruyt (-), Solvac (+)
Premier Avis: néant
AB Inbev a été confirmé à "acheter" chez Deutsche Bank, la cible étant légèrement relevée de 79 vers 80 euros. Après la croissance des volumes enregistrée durant le premier semestre 2026, l'analyste s'attend à un léger tassement pour le troisième trimestre, en raison de vents contraires en Chine et aux États-Unis et de la disparition de l'impact positif liée à la Coupe du monde. "La croissance organique du chiffre d'affaires devrait toutefois rester solide, et nous pensons que le brasseur devrait confirmer ses objectifs pour l'ensemble de l'année".
AB Inbev a été confirmé à "pondération en ligne" chez Barclays, avec un objectif de cours toutefois légèrement descendu de 82 vers 81 euros. Après un premier semestre positif, l'analyste estime que le brasseur est entré dans une phase plus difficile pour faire progresser la croissance de ses résultats. "Plus particulièrement, nous ne percevons toujours pas d'amélioration du le marché chinois". AB Inbev publiera ses chiffres trimestriels le 29 octobre prochain.
Ageas a été confirmé à "acheter" chez Berenberg, la cible étant toutefois relevée de 90 vers 95 euros. Cette révision s'est faite en amont d'une journée de rencontre avec les investisseurs, organisée à Londres ce jeudi 8 octobre. L'objet de cette journée portera sur les activités au Royaume-Uni et sur l'intégration d'Esure. "En l'absence de consensus politique sur le dossier Ethias, nous pensons que le groupe pourrait réaliser quelques acquisitions complémentaires de taille moins importante". L'analyste pointe également une valorisation qui reste en retrait des niveaux affichés au niveau du secteur européen.
Agfa-Gevaert a été remonté de "conserver" vers "accumuler" chez KBC Securities, avec une cible maintenue à 0,8 euro. Cette annonce intervient alors que le groupe a renforcé ses liens avec Electronics for Imaging, une société d'impression industrielle détenue par la société américaine de private equity Siris. "Cette opération est stratégiquement positive, et pourrait libérer de la valeur pour les actionnaires du groupe". Parallèlement, Siris a également racheté une participation de 19,1% dans Agfa-Gevaert auprès du principal actionnaire. "Ce rapprochement permet d'atteindre une taille critique supérieure, d'élargir le portefeuille de produits et d'étendre la présence géographique avec de belles opportunités de synergies". Comme aucun détail financier n'a été communiqué, l'analyste estime toutefois prématuré d'estimer un impact sur la cible du groupe.
Barco a été maintenu à "conserver" chez KBC Securities, avec une cible toutefois légèrement descendue de 10,7 vers 9,7 euros. "L'enjeu pour le groupe est désormais de réussir à convertir le bon niveau de prises de commandes et l'amélioration des conditions de marché en une hausse du chiffre d'affaires, des marges et des flux de trésorerie". L'analyste souligne que le groupe devrait être en mesure d'aborder l'exercice 2027 avec une base de comparaison plus favorable et un portefeuille plus aligné sur des marchés porteurs.
Colruyt a été maintenu à "vendre" chez JPMorgan, avec une cible reculant de 25,18 vers 22,16 euros suite à l'annonce d'un alerte sur résultats par la direction. L'analyste estime que la pression baissière sur le titre ne devrait pas s'atténuer, avec une croissance du chiffre d'affaires qui reste sous pression tandis que les coûts sont en hausse.
Colruyt a été descendu d'"acheter" vers "conserver" chez Kepler Cheuvreux, la cible étant ajustée de 39 vers 38 euros. Cette révision est liée à l"annonce d'une alerte sur les résultats pour l'exercice 2026/2027, avec un résultat opérationnel qui devrait afficher un léger déclin. "L'environnement concurrentiel reste difficile, avec une part de marché qui continue de reculer. Même après le fort recul du cours, Colruyt affiche encore une des meilleures performances pour 2026 au sein de son secteur". L'analyste souligne également sur les actionnaires continuent d'être protégés par le programme de rachat d'actions, "qui amèneront tôt ou tard à un retrait de la cote".
D'Ieteren a été maintenu à "acheter" chez ING, qui a relevé sa cible de 237 vers 263 euros. L'analyste se montre optimiste pour l'évolution du cours, en raison d'une dynamique positive sur les résultats de Belron au deuxième trimestre qui a compensé la faible performance dans la distribution automobile sur le marché belge. "Nous pensons qu'une introduction en bourse de Belron pourrait entraîner une diminution de 50% de la décote actuelle". Il souligne également que la forte croissance de Belron aux Etats-Unis est susceptible d'accélérer la mise en place de cette opération. "Suite à l'extension de notre modèle de valorisation jusqu'en 2030, notre valorisation pour Belron ressort désormais à 36,5 milliards d'euros. La nouvelle direction entend continuer à privilégier des participations majoritaires dans des sociétés actives dans les services aux entreprises, une annonce qui devrait rassurer le marché quant à la direction future du groupe lorsque Belron sera coté".
Fagron a été maintenu à "acheter" chez ING, qui a légèrement relevé sa cible vers 30 euros. Dans le même temps, le banquier a également ajouté le spécialiste des préparations magistrales pour pharmacies à sa liste de valeurs préférées sur le Benelux. Après un premier semestre faible, l'analyste s'attend à une accélération pour le reste de l'année, et se montre également plus optimiste que le consensus pour les prochaines années. "Les vents contraires sur la division américaine sont en train de s'atténuer", et il anticipe en conséquence une croissance organique comprise entre 5 et 10% pour le reste de la décennie. "Nous pensons que le groupe est bien parti pour atteindre ses objectifs à moyen terme", notamment en accédant au marché américain des peptides à partir de 2028. "La publication des chiffres du troisième trimestre, prévue le 8 octobre, devrait mettre en évidence l'accélération de la croissance aux Etats-Unis".
GBL a vu sa cible ajustée de 94 vers 92 euros chez Degroof Petercam, avec une note maintenue à "acheter". Le holding (en compagnie de CVC) est actuellement en train de négocier le rachat du groupe pharmaceutique italien Recordati. "Nous anticipons que le groupe va continuer d'agir dans l'intérêt de ses investisseurs, notamment en ce qui concerne le prix à payer pour cette participation. La direction va également poursuivre la mise en œuvre de son plan stratégique, pour s'orienter vers un modèle basé davantage sur un nombre de participations plus restreint, où le groupe pourra jouer un rôle plus prépondérant. Notre baisse d'objectif tient compte des récentes révisions de valorisations pour diverses participations".
KBC a été maintenu à "neutre" chez Citi Research, avec une cible propulsée de 125 vers 140 euros. L'analyste a relevé ses attentes bénéficiaires pour les exercices 2026 à 2028, afin de prendre en compte un taux directeur plus élevé de la Banque Centrale Européenne. Il a également ajouté des prévisions pour l'exercice 2029.
Montea a été maintenu à "acheter" chez Kepler Cheuvreux, avec une cible descendue de 77 vers 74 euros, principalement afin d'intégrer la forte hausse des taux obligataires sur le modèle de valorisation. "Le groupe a pris des mesures pour se protéger contre ce mouvement, et nous avons également tenu compte des récentes acquisitions". L'analyste table désormais sur une croissance annualisée du bénéfice par action tournant autour de 6,5% durant la période 2026-2028. "Au niveau actuel, nous considérons que la valorisation reste attractive, même si le niveau plus élevé des taux obligataires pourrait continuer de jouer en défaveur des actions immobilières".
Ontex a été confirmé à "accumuler" chez KBC Securities, avec une cible lourdement ajustée de 4,5 vers 3 euros. Cet ajustement est principalement lié à l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur la rentabilité future. L'analyste souligne que le groupe est touché de plusieurs côtés, que ce soit sur les coûts des matières premières, les prix de l'électricité ou les frais de transport. Il estime que la dégradation de la situation financière pourrait amener le groupe à devoir négocier avec ses créditeurs d'ici la fin de l'année. "Nous estimons que Ontex pourrait être amené à fusionner avec un groupe américain au vu de la faible croissance dans le secteur et de l'envergure limitée des améliorations opérationnelles pouvant être apportées ".
Solvac a été relevé de "conserver" vers "accumuler" chez KBC Securities, avec une cible grimpant de 90 vers 100 euros. Cette révision est intervenue suite à l'annonce de changements profonds pour les actionnaires suite à l'Assemblée Générale Extraordinaire, en vue d'augmenter la liquidité du titre tout en protégeant l'actionnariat familial du groupe. A partir du 1er octobre, les actionnaires pourront choisir une forme dématérialisée, qui permettra une plus grandè facilité pour acheter et vendre le titre en bourse de Bruxelles. Les contraintes qui pesaient sur la détention de titres par des institutionnels ont également levées.
Syensqo et UCB ont été intégrées à la liste d'actions préférées de Deutsche Bank pour le dernier trimestre de 2026. Les deux groupes ont été confirmé à "acheter", avec des cibles fixées respectivement à 93 euros et 295 euros. Pour Syensqo, l'analyste souligne que trois éléments devraient soutenir la surperformance future, notamment la vente d'actifs, la hausse de la valorisation pour le groupe (plus rentable) qui restera, et la demande en provenance du secteur des semi-conducteurs. Pour UCB, l'analyste pointe la forte performance commerciale attendue pour le Bimzelx, qui devrait continuer à capturer des parts de marché. Dans le même temps, le reste du pipeline continue de progresser, même si l'analyste souligne que l'actualité sur les essais cliniques devrait être pauvre durant les prochains trimestres.
VGP a été confirmé à "acheter" chez Kepler Cheuvreux, la cible étant toutefois lourdement descendue de 108 vers 89 euros. L'analyste s'attend à une baisse des désinvestissements durant les exercices 2026 à 2028, avec une hausse des coûts de financement. "Dans un contexte difficile d'un point de vue macroéconomique, la position d'un promoteur immobilier n'est jamais favorable", ce qui explique le fort recul du cours depuis le début de l'année. "Le groupe n'a pas profité de sa récente journée de rencontre avec les investisseurs pour réaliser des annonces significatives".
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